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Le modèle économique capitaliste repose encore sur un mythe dangereux : celui d’une croissance sans fin dans un monde aux ressources finies.
Même lorsqu’elle se dit « durable », cette logique continue souvent à alimenter les mécanismes d’extraction et de destruction du vivant.
Le philosophe japonais Saitō Kōhei questionne frontalement ce modèle.
À travers sa relecture écologique de Marx, il montre en quoi le capitalisme — même dit “vert” — reste incompatible avec les limites écologiques de la planète.
Le constat est commun :
on ne protégera pas le vivant sans transformer en profondeur notre manière de produire, de consommer et de définir la “richesse”.
Saitō Kōhei défend une rupture avec le capitalisme, à travers l’idée d’une société de décroissance et de communs écologiques.
De notre côté, nous faisons le choix de transformer l’économie de l’intérieur : Almo Nature reverse 100 % de ses profits à la Fondazione Capellino pour financer la protection de la biodiversité, pour rendre à la nature ce que l’activité de production lui prend. C’est ce qu’on appelle la Reintegration Economy.
Deux approches différentes, une même urgence :
sortir d’un modèle qui détruit le vivant.
Dans cette interview, Saitō Kōhei partage les grands axes de sa réflexion pour imaginer des futurs compatibles avec les limites de la planète.
Une invitation à repenser ce que pourrait vraiment vouloir dire “progrès” aujourd’hui.
Saitō Kōhei est un philosophe et érudit japonais connu pour sa relecture écologique de la pensée de Karl Marx. Son livre Moins ! La décroissance est une philosophie (2020) s'est vendu à plus de 500 000 exemplaires au Japon, contribuant à renouveler l'intérêt pour le marxisme dans le contexte de la crise climatique. Saito a reçu le Deutscher Memorial Prize en 2018 et le JSPS Prize en 2020 pour sa contribution à la recherche marxiste.