Les Etats-membres de l’Union Européenne doivent faire davantage d’efforts dans l’application de la législation existante en matière de protection de l’Environnement.

La Commission pour l’Environnement du Parlement européen a organisé en février dernier une concertation en présence de Karnemu Vella, Commissaire européen chargé de  l’Environnement, aux affaires maritimes et à la pêche, qui a prononcé pour l’occasion un important discours sur la biodiversité et les questions liées aux espèces protégées par la législation Européenne. Cet article présente plusieurs points soulevés par M.Vella lors de son discours notamment concernant la biodiversité et la protection des loups et des ours, des sujets importants pour Almo Nature et la Fondazione Capellino.

Le discours de Karmenu Vella a fait valoir qu’à part quelques exemples de réussite, les Etats-membres ne prennent pas suffisamment de mesures en faveur de la conservation de la biodiversité et que lorsqu’ils le font, celles-ci ne répondent pas à l’urgence de la situation actuelle.

 

A ce jour, il est en effet nécessaire que l’ensemble de l’Union Européenne (UE) développe et améliore la mise en oeuvre de la législation existante pour protéger la nature et espèces des territoires. Aussi, ce sont les États-membres qui doivent mettre en application de manière durable et efficace la législation de l’UE en matière de protection de la nature, telle que la Directive «Natura 2000» qui a pour objet de contribuer à assurer la biodiversité dans l’Union européenne par la conservation des habitats naturels, et de la faune et de la flore sauvages.  Cette directive met en place le réseau «Natura 2000», le plus grand réseau écologique du monde. Natura 2000 comprend des zones spéciales de conservation désignées par les pays de l’UE au titre de cette directive. Natura 2000 comprend également des zones spéciales de protection classées au titre de la directive «Oiseaux» (directive 2009/147/CE).

 

Toutefois, il existe  un réel besoin de protéger le milieu naturel et ce, au-delà des sites du réseau Natura 2000.

 

Le financement du programme LIFE de l’UE, entièrement dédié à soutenir des projets dans les domaines de l’environnement et du climat, a été augmenté de 10% en 2018, afin de soutenir la mise en œuvre effective de toute la législation européenne en matière d’Environnement par l’ensemble des  États-membres. Il s’adresse à des porteurs de projets publics et privés et vise à promouvoir et à financer des projets innovants portant par exemple sur la conservation d’espèces et d’habitats, la protection des sols, l’amélioration de la qualité de l’air ou de l’eau, la gestion des déchets ou encore l’atténuation ou l’adaptation au changement climatique. Le programme LIFE a été créé en 1992 et dispose pour la période 2014-2020 d’un budget de plus de 3 milliards d’euros à l’échelle européenne réparti en deux sous-programmes distincts : le sous-programme « Environnement » et le sous-programme « Actions pour le Climat ».

 

La Commission encourage également les États-membres à utiliser davantage les ressources économiques provenant du Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) lors du prochain cycle de financement pluriannuel de l’UE (2021-2027) pour atténuer les conflits entre les hommes et les prédateurs, par le biais  de mesures préventives.

M. Vella a souligné que les grands carnivores tels que le loup, l’ours et le lynx sont des espèces protégées par le droit européen et jouent un rôle important dans nos écosystèmes, en contribuant activement à leur équilibre. C’est pourquoi il ne faut  pas perdre de vue leur importance lorsque  le sujet des carnivores prédateurs est abordé.

 

Les grands prédateurs font partie intégrante d’un patrimoine de biodiversité sur le point d’être classés en voie de disparition. Les stratégies de préservation et de rationalisation, proposées par les Etats-membres, doivent être fondées sur des bases scientifiques, sans aucune influence politique ou idéologique, et doivent être totalement conformes à la législation en vigueur dans l’UE.

 

La nature et la biodiversité sont également de plus en plus menacées par le changement climatique et c’est pourquoi la mise en œuvre de la législation en faveur de  la protection de la nature est devenue une priorité pour l’UE. A ce jour, 77% des espèces européennes et 84% des espaces naturels européens sont menacés et la perte de biodiversité augmente. C’est pourquoi, les États-membres trouveront des recommandations utiles dans le plan d’action de l’Union européenne pour le milieu naturel, la population et l’économie, un cadre unique au monde pour la protection de la biodiversité, de la vie sauvage et de la nature. La conservation de la biodiversité est enjeu mondial et les améliorations portées par l’UE sont limitées à son seul territoire.

 

En ce qui concerne la question des loups, M. Vella a souligné que la Commission européenne n’a pas l’intention de modifier la législation existante en matière de protection de la Nature. Il a souligné que le nombre de moutons tués par les loups est mineur par rapport à d’autres sources de décès et que des subventions financières sont mises en place pour les personnes touchées.

Le nombre de demandes d’aide financière a diminué récemment, ce qui indique clairement que les mesures préventives utilisées pour éloigner les loups du bétail sont efficaces. Il est donc primordial de protéger ces prédateurs pour tous les aspects positifs auxquels ils contribuent pour l’environnement et la biodiversité De plus, les résultats de l’Eurobaromètre de 2017 ont mis en évidence qu‘une grande majorité des citoyens, plus de 90 % d’entre eux, attendent une responsabilité accrue en matière de protection de l’environnement naturel et ont convenu que notre bien-être et notre santé dépendent de la nature et de la biodiversité.

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur les sujets concernant la biodiversité et la nature actuellement débattus au niveau de l’UE, ou si vous souhaitez voir et entendre le discours complet, veuillez cliquer ici pour regarder la vidéo. La traduction en français est disponible dans les options de la vidéo.

 

Conclusion

 

La Fondazione Capellino s’engage aux côtés de la Commission Européen pour l’Environnement en développant des projets en faveur de la protection de la faune et de la flore sauvages mais aussi de la biodiversité dans son ensemble au travers des projets Farmers & Predators et Regenerating Villa Fortuna.