Les chats sauvages: élégants, insaisissables et en danger

Le chat domestique est un compagnon idéal à la maison, mais qu’en est-il de son cousin le chat sauvage ? Lorsque nous disons « sauvage », nous ne parlons pas de lions, de tigres ou autres léopards – bien que la différence génétique soit très faible entre nos félins domestiques et leurs parents sauvages – mais bien d’une multitude d’espèces de chats sauvages, présents sur tous les continents.

Les chats sauvages jouent un rôle écologique important de régulation des populations des animaux dont ils se nourrissent.  La sauvegarde de la faune sauvage et de son habitat est cruciale pour protéger l’environnement dans son ensemble, que ce soit dans les montagnes, les hauts plateaux, les zones humides ou dans les déserts.

De nombreuses espèces de félins sauvages sont aujourd’hui en voie de disparition un peu partout dans le monde. Si proches et si différents de leurs cousins domestiques, faisons un petit tour d’horizon des chats sauvages pour en savoir un peu plus sur leur nature…

 

 Le chat doré Africain (Caracal aurata)

Le chat doré africain est un chat sauvage originaire des forêts tropicales d’Afrique centrale et occidentale. On le trouve également en Asie centrale, en Asie du sud-ouest et en Inde. Il est classé comme «vulnérable» sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN, ses principales menaces étant la perte d’habitat due à la déforestation et à la chasse pour la viande de brousse. L’espèce est rarement observée, car elle est très timide et se cache de l’homme, mais si vous aviez la chance d’en voir un, vous pourriez penser qu’il ressemble à un mini léopard à cause de son pelage tacheté.

Chat doré africain

 

 Le chat rubigineux (Prionailurus rubiginosus)

Le Chat rubigineux (Prionailurus rubiginosus) aussi appelé Chat léopard de l’Inde est l’un des plus petits chats sauvages au monde. On le trouve principalement en Inde et au Sri Lanka. La liste rouge des espèces menacées de l’UICN classe l’espèce  comme «quasi menacée» et on estime qu’il ne reste environ que 10 000 de ces chats dans la nature. Comme pour les autres chats sauvages, le déclin du chat rubigineux est principalement dû à la perte de son habitat et à la chasse – il est chassé pour son pelage et pour sa viande dans certaines régions.
Ces chats sont connus pour être très actifs et joueurs. D’ailleurs, en raison de leur petite taille et de leur nature affectueuse, des cas de domestication ont été rapportés.

Chat rubigineux

 Le Chat viverrin (Prionailurus viverrinus)

Le Chat viverrin (Prionailurus viverrinus), aussi appelé Chat pêcheur est un chat sauvage de taille moyenne originaire d’Asie du Sud. Il est classé comme « vulnérable » sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN. Les populations de chats pêcheurs sont menacées par la destruction des zones humides qui ont considérablement diminué au cours de la dernière décennie. Les chats pêcheurs vivent principalement à proximité des zones humides, le long des rivières, des ruisseaux et des mangroves. La physionomie de leurs griffe leur permet de nager et de chasser dans les ruisseaux et les rivières. Ils sont relativement effectueux comparés aux autres chats sauvages.

Chat viverrin

 

 Le chat des sables (Felis margarita)

Le Chat des sables (Felis margarita), appelé aussi Chat du désert, qui est son habitat principal.  La population de ce chat de petite taille s’étend dans les déserts d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient et d’Asie centrale. Il était classé «presque menacé» sur la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN en 2011, mais sa situation a été déclassé en «moins préoccupante» en 2016, car la population présentait un faible déclin. Les chats des sables ont une apparence que l’on pourrait qualifier de « mignonne » semblable à celle d’un chaton. Ils sont très résistants à la sécheresse et peuvent survivre dans les conditions rudes du désert. Ils chassent généralement la nuit et sont donc très rarement observés.

Chat des sables

 

 Le caracal (Caracal caracal)

Le caracal, ou Lynx du désert, est un chat sauvage de taille moyenne, originaire d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Asie centrale et d’Inde. Le caracal est très reconnaissable grâce à ses traits si particuliers et saisissants, ses longues oreilles finissant par une touffe de poils noirs et son manteau de couleur rougeâtre qui lui confèrent un excellent camouflage dans la nature et en font un chasseur efficace. Son statut de protection varie en fonction des régions mais il est aujourd’hui souvent victime de la chasse illégale.

Caracal

 

 La panthère nébuleuse (Neofelis nebulosa)

La panthère nébuleuse est un chat sauvage de grande taille, originaire des contreforts de l’Himalaya, de l’Asie du Sud-Est et de la Chine. Il est classé comme « vulnérable » sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN. Sa population totale est estimée à moins de 10 000 individus adultes avec aucune sous-population supérieure à 1 000 individus … et les chiffres sont en baisse. Tout à fait à l’aise dans les arbres, la panthère nébuleuse est reconnue comme l’une des meilleures grimpeuses parmi les chats sauvages qui peut pratiquer autant la chasse au sol que l’embuscade depuis les arbres. Elle peut s’élancer du haut d’une branche directement sur sa proie terrestre, poursuivre ses proies dans les arbres ou tout simplement les débusquer.

Panthère nébuleuse

 Le chat des Andes (Leopardus jacobita)

Le chat des Andes est un petit chat sauvage que l’on trouve dans les Andes et en Amérique du Sud. Il a été classé comme “en danger” par l’UICN car on pense que moins de 2 500 individus existent à l’état sauvage, où ils vivent généralement à une altitude de 3 000 à 5 000 mètres. Leurs plus grandes menaces sont la chasse et la perte d’habitat. Ils sont très rapides, agiles et utilisent leur longue queue comme balancier pour parvenir à évoluer sur toutes sortes de surfaces avec beaucoup d’équilibre.

Chat des Andes

 Le chat sauvage écossais (Felis silvestris)

Le chat sauvage écossais est une sous-espèce du chat sauvage européen, tigrée et plus sombre que son cousin et qui, comme son nom l’indique, est originaire d’Écosse.

Le nombre de chats sauvages écossais est en déclin; l’espèce est actuellement classée « vulnérable» sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN. Leur déclin était originalement dû à la perte de leur habitat, mais la menace la plus grande aujourd’hui est d’ordre génétique en raison du croisement des chats sauvages écossais avec d’autres chats sauvages, avec des chats domestiques et avec des hybrides. Des écologistes travaillent d’arrache-pied dans l’espoir de préserver cette race à travers un programme visant à sensibiliser la population à l’effet néfaste de l’accouplement des chats sauvages écossais avec les chats locaux, encourageant les habitants à stériliser leurs animaux domestiques, capturant et stérilisant les chats sauvages locaux. Ils travaillent également à bien identifier les chats sauvages écossais (grâce à leurs rayures, à l’absence de blanc sur leurs pattes, à leur queue épaisse et cerclée de noir), et à la création d’aires protégées où les chats peuvent se reproduire librement et perpétuer l’espèce.

Chat sauvage écossais